Mgr Jacques Noyer ne croit pas en la Résurrection

Publié le par Maximilien Bernard

Je découvre, via le Forum catholique, cette hérétique déclaration de l'évêque émérite d'Amiens :

 

"Il paraît que de nombreux chrétiens ne croient pas à la Résurrection de Jésus. Comment est-ce possible ? Par Jacques Noyer

 

Thomas l’Apôtre a été un de ceux-là. Avec mépris, on le nomme l’incrédule. Pour une fois que quelqu’un résiste à une ru­meur, faut-il le lui reprocher ? Faut-il croire tout ce qu’on raconte ? Et la résurrection de Jésus est-elle autre chose qu’une rumeur ? Des gens disent qu’ils ont vu. Des gens ont vu des gens qui ont vu. [...] Aujourd’hui il n’est pas possible de rester dans cette confusion entre l’évangile de Jésus-Christ et les rumeurs qui ont couru après sa mort, entre la foi en sa mission et la crédulité en des anecdotes merveilleuses.

Du reste, si on veut être précis, personne n’a cru en la résurrection de Jésus. Celle de Lazare avait eu une autre évidence. On a employé ce mot faute de mieux. Les apôtres après la mort de Jésus ont compris que son entreprise n’était pas achevée, que sa mission continuait, que sa Parole gardait sa puissance, que sa présence avait changé d’évidence. Être croyant ce n’était pas être crédule mais garder la foi en celui qui les avait émus, changés, mobilisés, transformés. Un instant, la croix les avait ébranlés. Ce dimanche matin ils reprenaient confiance. C’était leur foi qui était ressuscitée. Née dans la rencontre de Jésus, leur foi leur faisait dire : il est toujours vivant !

Peut-on croire que le monde serait devenu chrétien avec cette rapidité simplement parce qu’un homme serait sorti du tombeau ?
Mais des histoires comme celle-là, on en racontait tous les jours et des plus extraordinaires. Croire en Jésus, c’était accueillir un nouveau visage de Dieu, un Dieu qui n’était pas du côté des riches, des rois et des prêtres, un Dieu qui ne préférait pas celui-ci à celui-là, un Dieu qui ne figeait pas les vies sous un jugement définitif, un Dieu qui n’appelait pas à la violence mais au pardon, un Dieu qui aimait comme un Père et invitait à nous aimer les uns les autres."

 

Il est nécessaire que ses confrères se désolidarisent ouvertement de ces propos, car "si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine". (1 Corinthiens 15-14).

Publié dans Relativisme

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