Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 08:57

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Par Maximilien Bernard
Publié dans : Divers
Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 07:54

Dans le numéro de Fideliter de septembre-octobre 2010, la revue trimestrielle du district de France de la Fraternité Saint Pie X, Côme Prévigny dresse un bilan des nominations épiscopales en France depuis l'élection de Benoît XVI.  Comme l'avait écrit l'abbé Barthe, le processus de nomination des évêques fait dépendre le renouvellement de ces derniers d'un certain nombre de personnalités, dont la plupart n'avaient pas été remplacées. Extraits :

 

v-copie-1.jpg"Depuis son élection, Benoît XVI a renouvelé 45% des évêques français. [...] De toute évidence, ce dernier ne connaît pas tous les évêques dont il assure la promotion. Celle-ci relève d’un processus complexe où le nonce apostolique (photo) tient un rôle clef. Ambassadeur du Saint-Siège en France, c’est à lui que revient la lourde tâche de constituer la terna, liste de trois noms d’épiscopables soumise au Saint-Siège, à laquelle sont adjoints les avis de l’archevêque métropolitain – qui se trouve à la tête de la province dont dépend le-dit diocèse – et du président de la Conférence des évêques, en l’occurrence, le cardinal André Vingt-Trois.

 

Une fois parvenue à Rome, la terna est examinée par le président de la Congrégation pour les évêques qui la retourne parfois à la nonciature avant de la soumettre aux membres de son dicastère pour départager les trois noms. Le pape signe la nomination en se fiant, bien généralement, au choix des cardinaux. S’il ne connaît pas tous les évêques, il nomme dans la Congrégation chargée de les trouver, et en particulier à sa tête, des princes de l’Église qui lui sont plus familiers. De même, pour un pays comme la France, il veille avec soin à la provision de la nonciature apostolique. [...]

 

En cinq ans, le processus a été rodé cinquante fois au profit de 37 des 93 sièges de la métropole, et de 13 charges d’auxiliaires sur les 18 qui existent actuellement pour quelques grandes villes telles que Paris, Lyon, Lille, Strasbourg ou Toulouse. Sans doute, certaines nominations intervenues au tout début du pontificat de Benoît XVI et déjà bien avancées sous celui de son prédécesseur ne sont-elles pas vraiment à mettre à l’actif du premier. [...] Le hasard des mandats – les évêques présentent en général leur démission lorsqu’ils atteignent l’âge de soixante-quinze ans – fait que ce sont les diocèses de l’Ouest qui ont été particulièrement touchés par ce renouvellement « bénédictin ». Dans la puissante province métropolitaine de Rennes (qui recouvre tous les départements des régions administratives Bretagne et Pays de Loire), huit des neuf évêchés ont à leur tête un prélat nommé il y a moins d’une demi-décennie. Traditionnellement, ce ne sont pas les zones où l’on trouve les évêques les plus progressistes. A fortiori, ce sont des diocèses qui pouvaient donc facilement accueillir des conservateurs. En revanche, les provinces de l’Est, celle de Besançon et la région concordataire de Strasbourg, ont été très peu renouvelées alors qu’elles apparaissent davantage comme des bastions du progressisme. [...] Ce sont eux qui seront remplacés dans les prochains mois, dans les prochaines années.

 

De manière générale, ce renouvellement partiel des autorités ecclésiastiques laisse entrevoir une continuité contribuant à pérenniser l’épiscopat français dans son état. En effet, 80 % des nouveaux titulaires de sièges sont originellement des prêtres diocésains – six proviennent même du diocèse de Paris – formés par les évêques des années 1970 et 1980 et les séminaires qu’ils tenaient alors. [...]

 

Le renouvellement est fort lent car 43% des nominations de titulaires de sièges promeuvent des hommes qui étaient déjà des évêques nommés par Jean-Paul II. Il est en effet de tradition de placer dans les grandes villes des personnes d’expérience ayant déjà gouverné un diocèse auparavant. [...] Si l’on retire donc les noms d’évêques qui avaient déjà accédé à un siège sous Jean-Paul II mais qui ont été transférés par son successeur, on conclut que Benoît XVI a surtout fait émerger trente-quatre nouveaux noms.

 

Les évêques de France, à de rares exceptions près, sont réticents à s’ouvrir au mouvement liturgique traditionnel. Les nouveaux titulaires ne font pas exception puisque 43 % d’entre eux n’ont pas accueilli de communauté Ecclesia Dei sur le territoire dont ils ont la juridiction. D’ailleurs, sur les 57% restant, un certain nombre a hérité de situations antérieures et très rares sont les cas où le diocèse a vu la multiplication (même par deux) de ce genre de communautés. De la même manière, le Motu Proprio Summorum Pontificum n’est pas appliqué dans les diocèses de tous ces nouveaux évêques qui, à part une douzaine [...] n’ont jamais célébré la messe traditionnelle depuis sa libération en 2007.

 

La proportion est sensiblement la même parmi les titulaires installés par Jean-Paul II. Enfin, sur les dix-huit évêques en poste qui ont officiellement soutenu cette année la Marche pour la Vie, laquelle s’oppose de manière publique à l’avortement dans les rues de Paris, moins de 40 % ont été nommés par Benoît XVI, les autres l’étant sous son prédécesseur. Or, comme nous le disions précédemment, 45 % des évêques ont été promus par l’actuel souverain pontife. On en déduit que ce sont les anciens et non les nouveaux qui soutiennent davantage la condamnation de l’avortement.

 

o-copie-4A l’évidence et à quelques remarquables exceptions près, il faut conclure que les nominations du pontificat de Benoît XVI, si elles ont assuré une certaine rupture avec le passé des trente dernières années, n’ont pas bénéficié à la France. Bien au contraire, c’est une manifeste continuité qui s’opère dans notre pays, voyant les vicaires généraux des années 1990 accéder à la tête des sièges épiscopaux pour obéir aux directives de la Conférence des évêques à laquelle, pour la plupart, ils se rallient, sans pour autant qu’elle n’ait de fondement traditionnel ou divin. Il ne s’agit nullement de juger l’intention du pape qui se trouve confronté à des rouages qu’il ne maîtrise probablement pas dans leur intégralité. L’espoir de voir changer une telle donne repose cependant sur le renouvellement des personnages clefs du processus de nomination, en particulier le préfet de la Congrégation pour les évêques et le nonce apostolique. Il s’avère que, au cours des six derniers mois, le souverain pontife a pourvu au changement des deux postes. Le cardinal italien Giovanni Batista Re et Mgr Fortunato Baldelli ont été remplacés à leurs places respectives par le cardinal canadien Marc Ouellet (photo) et Mgr Luigi Ventura. L’avenir dira si ces modifications auront été suffisantes."

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Vatican
Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 14:26

A l'occasion du Ramadan, Mgr Eric Aumonier a fait oeuvre de communication à l'intention des musulmans. L'évangélisation, ce sera pour un autre jour. Pour le moment, il faut célébrer le Dieu unique, commun aux catholiques et aux musulmans...

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En voyant ce genre de choses, les chrétiens du Liban ou d'Irak nous prennent pour des inconscients.

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Relativisme
Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 10:12

Le 26 septembre, le diocèse de Viviers, dirigé par Mgr Blondel, organise un grand rassemblement "Dimanche en fête, Eglise en route"... Pour l'occasion, pour "obliger" les fidèles à aller à Viviers ce jour là (le prospectus demande "serons nous mille ?"), des paroisses entières - telles que la ville d'Annonay - ont décidé de supprimer la Messe dominicale ! v-copie-6

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Diocèses
Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 07:30

Dans La Nef, Christophe Geffroy apporte sa contribution au bilan du motu proprio Summorum Pontificum. En voici des extraits qui concernent plus particulièrement le sujet de ce blog :

 

g-copie-10 "Quel bilan tirer de ces trois premières années d’application du motu proprio Summorum Pontificum ? Notre objet ici n’est pas de présenter des chiffres sur l’évolution du nombre de messes célébrées dans la forme extraordinaire, mais plutôt de nous interroger sur les raisons de ce qui nous semble être une « non-réception » de ce document pontifical. Je ne nie pas les fruits positifs de ce motu proprio, et notamment le fait qu’il donne un statut officiel à la forme extraordinaire dans l’Église, et qu’il a permis à nombre de jeunes prêtres de découvrir celle-ci. Pourquoi alors une « non-réception » ?

 

D’un côté, force est de constater que les évêques persistent globalement à se méfier d’une mouvance traditionnelle qu’ils ne parviennent pas à considérer comme une chance pour l’Église, mais plutôt comme un boulet à gérer, un phénomène à encadrer pour, surtout, l’empêcher de se développer – alors même que l’on trouve, en proportion, plus de vocations là qu’ailleurs… en nos temps de disette, cela devrait quand même faire réfléchir ! Le trait le plus frappant est le refus très net du motu proprio sur son point central le plus original : laisser la liberté aux curés de paroisse de juger de l’opportunité de répondre aux demandes d’une messe dans la forme extraordinaire par un groupe de fidèles. Je crois que l’on peut dire que ce point-là, sauf quelques rares exceptions, n’a été appliqué dans aucun diocèse de France – cela ne signifie pas que des évêques n’aient pas, par ailleurs, répondu généreusement à la demande de leurs ouailles."

 

Notons que la lecture de Christophe Geffroy est déjà restrictive : ni les évêques ni les curés n'ont pour mission de "juger de l'opportunité de répondre aux demandes" : ils doivent y répondre.

L'éditorialiste tente ensuite de trouver des solutions :

 

"Il est donc essentiel de [...] créer des ponts entre prêtres et fidèles des deux formes du rite romain. Cela est notamment nécessaire pour disposer peu à peu les esprits à la « réforme de la réforme » évoquée par Benoît XVI. S’il est évident qu’elle n’est pas envisageable à court terme, il est néanmoins possible, indispensable même, de préparer le terrain. Peut-être devrait-on commencer par apprendre à célébrer la forme extraordinaire dans tous les séminaires «ordinaires» [...]."

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Summorum Pontificum
Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 08:43

Le diocèse du Havre fut créé à l'initiative de Monseigneur Paillet, archevêque de Rouen. Le pape Paul VI élève l'arrondissement du Havre (détaché de l'archidiocèse de Rouen) en diocèse par la bulle Quae Sacrosanctum en 1972. L'église Notre-Dame du Havre est élevé au rang de cathédrale. Monseigneur Saudreau fut le premier évêque du Havre.

 

La population du diocèse s'élève à 400 000 personnes, desservies par 84 prêtres dont 56 encore en activité. Le diocèse compte 3 séminaristes. Le diocèse est divisé en 5 pôles administratifs regroupant 21 paroisses (dont 8 en zone urbaine).

 

g-copie-9Mgr Michel Guyard, ordonné prêtre à Paris en 1965 (où il fut Curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle puis entre 1990 et 1995 archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris et enfin vicaire général) évêque du Havre depuis juillet 2003, est né le 19 juin 1936. Autant dire que cet épiscope rallié à l'architecture contemporaine est proche de la retraite. Ancien président du Comité épiscopal pour la santé, il s'était élevé en 2006 contre la recherche sur les embryons à l'occasion du Téléthon.

 

Concernant l'application du Motu Proprio Summorum Pontificum, une messe dominicale est célébrée au Havre par un prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre tous les dimanches. La Fraternité Saint Pie X est également présente au Havre.

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Diocèses
Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 07:28

r-copie-1L'abbé François Reynard est le nouveau vicaire général du diocèse de Saint-Etienne depuis le 1er septembre. Il succède à l'abbé Thierry Magnin, qui rejoint l'institut Catholique de Toulouse où il est chargé de créer une chaire d'éthique. Il a été également nommé vice-recteur de cet institut.

 

L'abbé François Reynard était jusqu'à présent le curé de la paroisse Sainte-Marie à Pélussin.

 

Selon un lecteur du Forum catholique, l'abbé Reynard a aidé les traditionalistes pendant de nombreuses années quand il était encore curé. C'est grâce à lui en particulier que la Fraternité Saint-Pierre a pu bénéficier d'un lieu de culte dans le village où il a exercé pendant des années.

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Diocèses
Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 07:44

Bar-sur-Aube compte 2 églises : Saint-Pierre et Saint-Maclou. Classées monuments historiques en 1840, les deux églises tentent de se maintenir. Début 1900, Saint-Maclou est passé sous la surveillance de Saint-Pierre. Les registres de catholicité sont communs. Saint-Maclou n'a plus d'autonomie. En 1941, l'église est fermée pour cause de sécurité. Dix ans plus tard se tient le dernier conseil paroissial.

 

Mardi 24 août, une réunion a eu lieu à Bar-sur-Aube. L'invitation a été lancée lors de la messe de dimanche à l'église Saint-Pierre. Le sujet : faut-il ou non désacraliser Saint-Maclou, la deuxième église de Bar-sur-Aube ? L'abbé Jean Brethé et Dominique Roy étaient dépêchés par l'évêché pour recueillir l'avis des Baralbins. Une dizaine de personnes étaient présente.

 

La fondation de cette église remonte à 1160. L'église est fermée au culte depuis une soixantaine d'années. Alors pourquoi se poser la question de sa désacralisation seulement maintenant ? «Il y a eu une demande du maire», répond-on à l'évêché. Pourtant, l'Etat étant affectataire des lieux de cultes construits antérieurement à 1905, c'est à lui de les entretenir. Chaque année, la municipalité injecte pas moins de 30 000 € pour colmater les brèches. Mais cela n'empêche pas l'église de tomber en ruines. Et l'évêque de laisser faire.

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La première question à laquelle les chrétiens sont amenés à se prononcer est : y a-t-il un projet pastoral sur Saint-Maclou ? Peut-on rendre cette église au culte ? Non, car il n'y a plus assez de fidèles. L'idée de confier l'église à une communauté ou un institut sacerdotal ne vient pas à l'idée de ces gens. D'autres églises ont déjà été désacralisées dans le diocèse de Troyes - à Villenauxe et du côté d'Estissac par exemple. Néanmois, les fidèles sont partagés. L'abbé Jean Brethé précise :

 

"Les chrétiens souhaitent que Saint-Maclou reste debout. Mais ils voudraient être sûrs qu'on n'y fasse pas n'importe quoi".

 

Si l'église est désacralisée, quel que soit le projet qui se présente derrière, la communauté veut conserver un « droit de regard » sur l'avenir de l'église. Il ne faut pas qu'elle y compte. Pour garder ce droit, il faut rendre l'église au culte. Dans quelques semaines, la question de la désacralisation sera à l'ordre du jour du conseil épiscopal. Une réponse de l'évêque est attendue «avant la fin du mois de septembre».

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Diocèses
Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 14:45

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C'était le 17 juillet dernier, l'Ordination sacerdotale de fr. François Dominique David, capucin, par Mgr Brunin, évêque d'Ajaccio, en l'église Notre-Dame des Victoires, des quartiers Sud de Bastia. Plus de photos sur le Forum catholique.

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Diocèses
Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 07:28

Liberté Politique a traduit l'homélie du nouvel évêque coadjuteur de Trenton (Etats-Unis), Mgr David O’Connell, dite pendant la cérémonie de son ordination épiscopale, le 30 juillet 2010. En voici un extrait :

 

"Selon le concile Vatican II, «le Christ a donné aux apôtres et à leurs successeurs le mandat et le pouvoir d’enseigner les nations et de sanctifier et gouverner leur peuple en vérité» (Christus Dominus, 12). Enseigner. Sanctifier. Gouverner leur peuple en vérité. Le Christ a donné ce mandat aux successeurs des apôtres. Le Christ a donné ce pouvoir. Et à un pouvoir comme celui-ci est lié une grande responsabilité. S’il vous plaît, priez pour moi. “Servir et ne pas être servi”. Dans ma lettre d’acceptation au Saint Père Benoît XVI, je l’ai informé du choix de ma devise. Dans sa réponse, lue ici aujourd’hui, il l’a reprise.

 

Un évêque sert son peuple en enseignant la vérité. La vérité qui vient de l’Évangile, la vérité qui vient de l’Église et de ses enseignements, la vérité qui vit parmi nous, une communauté de foi, car « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux » (Mt 18:20). Voilà comment un évêque sert, non pas en étant servi à travers des compromis en prenant la sortie facile, non pas en étant servi en disant seulement ce que les gens veulent entendre ou ce qui les rend heureux, en essayant d’être populaire... Comme le pape Jean Paul II l’a écrit, la vérité que nous enseignons «trouve ses origines en Dieu lui-même… [mais] il arrive que les gens fuient la vérité parce qu’ils ont peur de ses exigences» (Fides et ratio, 7, 28). Des chrétiens ne peuvent pas fuir la vérité pour cette raison. Et l’évêque non plus. C’est comme cela qu’il sert.

 

Un évêque sert également en sanctifiant son peuple et en le guidant vers la sainteté. Et il n’existe qu’un chemin vers la sainteté : Jésus Christ et une relation personnelle avec lui, convaincu par la foi comme nous devons l’être que lui seul est « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14, 6). Tous les trois nous rendent saints. Jésus Christ est le Seigneur ressuscité. Il a triomphé de la mort, de la souffrance et du mal. L’évêque est appelé, dit-on, à être un serviteur de la tombe vide, et non du statu quo. Il guide son peuple vers la sainteté en portant témoignage de ce que signifie la tombe vide : joie, espérance, la promesse d’une nouvelle vie, et le souvenir des propres paroles de Jésus : «Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde» (Jean 16, 33). C’est comme cela qu’un évêque sert.

 

Enfin un évêque sert en dirigeant, en guidant, en gouvernant son peuple. Ceci est peut-être le plus difficile, non seulement pour ceux qu’ils gouvernent comme évêque, mais pour l’évêque lui-même, marqué qu’il est par la faiblesse humaine. Mais gouverner il doit, par la parole et l’exemple. Dieu donne la grâce. Et nous devons suivre. Dieu donne la grâce. Les réponses que nous attendons de lui, les réponses que nous lui demandons peuvent parfois se révéler différentes de celles que nous attendons et demandons. Parfois la réponse est non. «Étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie» (Mt 7, 14). C’est comme cela que l’évêque sert et voila ou ce service mène : la vie.

 

Servir et ne pas être servi. Enseigner. Sanctifier. Gouverner. Voila ce qu’accomplit un évêque pour le peuple de Dieu et avec le peuple de Dieu : frères évêques, amis prêtres, diacres, les fidèles, les religieux et religieuses et les hommes et tous les baptisés, une communauté de foi."

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Catéchisme
Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 10:06

Ce n'est pas ce que nous a enseigné Notre-Seigneur ? Alors il faudra le dire au diocèse de Paris qui invite ses membres à fêter ces deux évènements religieux. C'est ce que l'on découvre dans la Lettre hebdomadaire d'information destinée aux prêtres et aux diacres du diocèse de Paris :

 

"Nouvel an juif Rosh Hashanah 5771
Des affiches et des cartes postales sont disponibles pour vous permettre, à vous et votre entourage, de souhaiter une bonne année à nos amis juifs (le 9 septembre). "

 

"Fête de l’Aïd
Ci-joint un message de fraternité que les catholiques peuvent distribuer à leurs amis musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Fitr. Vous pouvez le mettre à la disposition des fidèles en précisant votre paroisse ou communauté.  La fête de l’Aïd aura lieu le 9 ou le 10 septembre selon que le mois lunaire aura 29 ou 30 jours."

 

En revanche, je n'ai pas trouvé dans cette lettre de propositions pour fêter la Nativité de Notre-Dame, le 8 septembre. Symptomatique.

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Relativisme
Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 07:08

Le diocèse de Belfort-Montbéliard a réorganisé ses paroisses. En juin 2011, le diocèse comptera 37 paroisses ou ensembles paroissiaux au lieu de 120 aujourd'hui. Cette réorganisation des paroisses a évidemment été lancée pour pallier le manque de prêtres. L'abbé Michel Mourey, chancelier chargé du monde de la santé au diocèse de Belfort-Montbéliard, explique :

 

"Il s’agissait aussi de mettre en commun des moyens tout en respectant les originalités de chaque paroisse existante. Nous avons décidé de ne pas imposer un découpage administratif, mais plutôt de faire le tour de tout le monde, chercher quelles paroisses pouvaient avoir des liens. Il y a eu des choses évidentes et d’autres plus discutables."

 

Dans chaque paroisse, resteront un prêtre, des églises et surtout la possibilité de s’appuyer davantage sur les laïcs. Cette réorganisation n’est pas non plus sans poser des questions plus matérielles, comme l'indique le chancelier :

 

"En droit d’Église, une paroisse est une personne morale qui a à tenir des registres administratifs et a des obligations légales envers l’État. Là, on va changer d’échelle. À chaque début d’année, dans toute nouvelle paroisse créée, on prend un nouveau registre qu’on met en commun".

 

Mais les réorganisations ont parfois fait grincer des dents.

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Diocèses
Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 06:37

Nicolas Sarkozy a reçu lundi l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois. Cette entrevue, qui ne figurait pas à l'agenda officiel de l'Elysée, s'est déroulée autour d'un déjeuner.

 

Aucun détail n'a filtré pour le moment sur la teneur de leurs discussions.

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Communication
Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 15:58

g-copie-11 Depuis le début de l’été, à Lyon, une nouvelle gargouille orne la tour nord de la primatiale Saint-Jean. Sculptée à l’effigie d’Ahmed, très apprécié chef de chantier de la cathédrale depuis près de trente ans, elle arbore l’inscription «Dieu est grand» en français et en arabe. Quelques-uns crient au «blasphème». Emmanuel Fourchet, tailleur de pierre à l'origine de cette sculpture explique :

"La figure originelle, qui était soit une tête humaine, soit une bestiole ou un être imaginaire, était coupée au niveau du torse. J’ai fait un modèle en plâtre à l’effigie d’Ahmed et ça a fait rigoler tout le monde. C’est simplement une histoire d’amitié : je travaille avec lui depuis plus de vingt ans !"

 

L'abbé Cacaud, recteur de la primatiale, est enthousiaste :

"Ils ne m’ont pas demandé une autorisation explicite, mais quand ils m’ont parlé de ce clin d’œil amical à Ahmed, j’étais très content !".

 

Mais les Jeunesses identitaires de Lyon s'indignent :

«Alors que dans beaucoup de pays musulmans, la religion chrétienne est interdite et les chrétiens martyrisés, à Lyon, les musulmans se paient le luxe de s’approprier nos églises, en toute tranquillité, et avec la complicité des autorités catholiques.»

 

Pierre Durieux, chargé de communication à l'archevêché de Lyon, explique :

"Dans l'histoire, les gargouilles ont toujours été des figures profanes laissant parfois la place à la satire ou l'ironie. En outre, elles ne sont pas dans l'église, mais à l'extérieur".

 

Les identitaires s’étranglent devant l’inscription «Dieu est grand» en français et en arabe, au pied de la gargouille. Pour notre part, nous aurions mal pris qu'il écrive "et Mahomet est son prophète" mais nous ne voyons aucun problème à ce qu'il dise "Dieu est grand".

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Diocèses
Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 11:27

Suite à mon article sur le journal La Renaissance du Loir et Cher, mon confrère de Riposte catholique Arthur Leroy a contacté le média. Symptomatique :

 

Il n’y a pas lieu de s’alarmer, les 320 000 habitants du Loir-et-Cher n’ont pas forcément lu l’article» et de toute façon, «je n’y peux rien» nous explique au téléphone Frédéric Sabourin, journaliste et responsable de la rédaction qui a succédé à Michel Lemay le 1er septembre dernier. [...] Sur le fond, l’ex-curé de Saint-Jacques de L’Houmeau à Angoulême qui a renoncé à son ministère en 2006, ne se prononce pas.

 

Comme l’article est paru dans les pages nationales, je contacte par téléphone la rédaction du Courrier français, propriétaire de La Renaissance du Loir-et-Cher. Marc-Paul Lemay, le rédacteur en chef, m’explique que son journal respecte le discours de l’Eglise «999 fois sur 1 000 dont vous ne parlez jamais sur votre blog et dès qu’on ne le fait pas, vous nous tombez dessus !». L’article en question [...] «ne [le] dérange pas». [...]

 

Mon aimable interlocuteur reconnaît lui-même qu’il s’agit d’une «information choquante à certains égards». Mais il me répète que sa publication n’est «pas du tout fortuite et volontaire car prévue par un accord avec une agence». [...]"

 

Du côté de l'évêché, nul mot ne transpire : La Renaissance du Loir-et-Cher est toujours dans l'annuaire catholique.

Par Maximilien Bernard
Publié dans : Relativisme

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